Qui suis-je vraiment ?
Une exploration entre souffle, mythe et questionnement
Il y a des questions qui nous habitent depuis l’enfance et qui ne nous quittent jamais vraiment.
« Qui suis-je ? » en fait partie. Pas la réponse toute faite qu’on écrit dans un formulaire. Non, la vraie question, celle qui donne un peu vertige quand on s’y arrête honnêtement.
C’est précisément cette question que j’explore dans cet atelier en mêlant la sophrologie qui travaille avec le corps, le souffle et la perception – et la philosophie qui questionne et déplace le regard.
Le point de départ de cet atelier : le mythe d’Écho et Narcisse
Narcisse, vous le connaissez. Ce jeune homme d’une beauté rare qui, penché au bord d’une source, tombe amoureux de son propre reflet. Écho, la nymphe condamnée à ne répéter que les paroles des autres, qui l’aime en silence et se consume jusqu’à n’être plus qu’une voix sans corps.
Ce mythe parle de nous. De ce que nous voyons de nous-mêmes : cette image que l’on construit et que l’on projette. De ce que les autres voient : le regard qui nous façonne et nous enferme parfois. Et de quelque-chose de plus intime, de plus difficile à nommer : ce qui reste quand personne ne regarde. Quand le reflet disparaît, quand les voix se taisent. Qu’est-ce qui demeure ?
L’atelier se déroule en trois temps :
D’abord, ce que je vois de moi. On apprend à observer son image intérieure sans la juger. Puis on se demande ensemble : est-ce que je me vois comme je suis, ou comme je voudrais être vu ?
Ensuite, ce que les autres voient. On explore la question du regard d’autrui. Ce qu’il nous apporte, ce qu’il nous impose. Écho ne peut exister que par la voix des autres. Et nous ? Sommes-nous condamnés à n’être que le reflet qu’on nous renvoie ?
Enfin, ce qu’il reste quand personne ne regarde. Un temps plus intériorisé. On cherche ce noyau qui n’a besoin ni du miroir ni du regard pour exister. C’est souvent là que les participants, enfants comme adultes, trouvent des réponses étonnantes.
L’atelier est ouvert à toutes et tous à partir de 7 ans. Les enfants apportent une fraîcheur de questionnement qui déstabilise les certitudes des grands. Les adultes apportent une profondeur que les enfants écoutent avec curiosité.
Pas besoin de connaître la mythologie, la philosophie, ni de savoir ce qu’est la sophrologie. Il suffit d’avoir envie de se poser une question honnête, d’écouter et de réfléchir ensemble.
Cet atelier philo aura lieu à la médiathèque d’Orgères mercredi 18 novembre à 15h30. Infos et inscription : mediatheque@orgeres.fr / 02.99.05.78.00
Dans le cadre du spectacle d’Echo et Narcisse produit par la compagnie Cédille, Karine Lucquiaud-Dollé et moi proposons avec Mycélium des ateliers sur le beau, l’amour et le moi, qui peuvent être envisagés en éducation artistique et culturelle (EAC).







